Réminiscence.
On ne sait trop pourquoi ; peut-être veulent-ils qu'on ne les oublie pas. Il y a des textes qui s'accrochent à la mémoire, qui parlent du désespoir, qui paradoxalement nous redonnent envie d'y croire.
Et bien les tiens sont de ceux-là ; ils ont fonctionné, m'ont parfois fait pleurer tellement ils sont remplis de vérité. Car oui, dès qu'on les découvre, on ne peut s'empêcher de les aimer. Tantôt chantant, tantôt pleurant. Parce que quand tu ne faisais pas couler tes veines, tu exorcisais en déversant le Spleen de ton c½ur saignant sur de fines lignes de feuilles de papier éparpillées. De si frêles lignes capables de supporter une si grande force d'écriture sont à ton image, petite fée, qui essaies de maîtriser de bien grands tourments. Petite fée, n'aie pas peur de tomber ; tu réussiras toujours à t'envoler. On le sent, tu le sais même sans te l'avouer. Comme toi je me fais souvent saigner au premier sens du terme. Mais tu m'as prouvé qu'avec l'écriture on peut aussi être guéri : merci.
Ce soir je griffonne ce texte, entourée de tout ce noir en me disant que sûrement toi aussi dans cette lointaine proximité tu gribouilles pour tenter de mieux respirer. Emmitouflée, en sécurité au fond de ce trop grand t-shirt « Sleeping with ghosts , Placebo » je te dédicace ces quelques mots.
Ce soir le petit prince semble me parler, il me rappelle que c'est lui qui a fait que nos chemins se sont croisés. Son influence, à la manière de la tienne, jamais je ne pourrais les oublier.
Pour tout ce que vous m'avez apporté, pour ce que je vous ai aimés.
Cléo
Pic: Molk's webcam
Model: Molk's herself