Placebo, ce si célèbre effet qui sur certains n'est pas resté inactif. Placebo, sept lettres pour un mot qui résonne comme un écho pour tous ceux qui ont l'impression que le monde les a oubliés, qui se cherchent pour tenter de se (re)trouver. Placebo, du concentré de paradoxe qui s'immisce doucement puis qui reste en permanence dans votre esprit pour apprendre à gérer sa souffrance. Placebo, ce cadeau perso qui est ce qui nous arrive de plus beau ; nous, membres de cette communauté si soudée, qui nous sommes infiltrés dans cette petite bulle pour nous écarter de la société et mieux nous retrouver. Juste les écouter, juste les aimer. Tous regroupés autour de cette frêle voix dotée d'une si grande force de persuasion. Leur découverte qui permet de se marginaliser mais surtout de l'assumer cette marginalité que beaucoup ont refusée ou n'osent dévoiler. Sûrement nous sommes-nous reconnus en chacun d'eux ; comme s'ils avaient réussi à recoller les éclats de nos esprits avec leur musique superglue qui vous accroche un jour et ne vous lâche plus. Eux qui permettent d'en apprendre toujours un peu plus sur soi. Et c'est là leur force je crois, à ses trois êtres qui ont fait, au moyen de leur ambiguïté, qu'avec un placebo nous nous sommes intoxiqués en toute légalité. On en revient guéri sur la vie, réveillés d'une peut-être trop grande naïveté sur la réalité.
Mais au-delà de cette euphorie collective il y a toujours un petit sujet dévasté qui se sent écouté. En proie à une « mental masturbation » qui comprendrait son « bleeding heart ». Inconsciemment, cela coule depuis toujours dans mes veines ; être une placebienne. Comment trouver les mots pour vous dire à quel point je les aime ces Placebo ?
Réminiscence...Régénérescence...Une seconde enfance pendant mon adolescence : comme si j'avais grandis une première fois en me créant un personnage, comme si je m'étais égarée dans le brouillard de l'existence. Je grandissais, me sentais comblée dans la vanité mais en réalité n'avais encore moins d'intérêt. Seulement s'efforcer d'être une ado comme les autres ; justement cela se sentait que ce rôle que je jouais me faisait devenir une autre que je n'étais pas.
Je suis en vie, eux aussi, cela me suffit
./. Cléo ./.