REVIENS

REVIENS
« La diva » : ce n'est pas pour rien que tes fans t'appellent comme cela même depuis que tu as laissé Briana. De ton côté star-pailletée-qui-sait-à- merveille-se-la-jouer, tu en as toujours usé mais là ça ne va pas. Car Placebo, you know, c'est un mot mais aussi et surtout trois personnalités que nous ne voudrions pour rien au monde voir se séparer. Une si belle amitié constituée de totale sincérité comme d'ambiguïté se doit de durer, et ce pour l'éternité. Rien ni personne ne pourra le changer. Pas même cette foutue histoire de procès que tu as intentée à l'auteur de votre plus belle biographie, et tout cela à cause d'une simple photographie. Toi qui as d'habitude les yeux si bleus et le c½ur si chaleureux. Tout le monde a ses défauts, même toi Brian Molko. Tu es beau, tu le sais, tu en as toujours joué. Mais un cliché soit disant raté peut arriver. Depuis des années tu cherches à nous troubler ; on peut dire qu'avec cette histoire tu y es vraiment arrivé. Ne deviens pas la « fallen star » que tu nous avais présentée.

Non, la fatalité n'existe pas ; oui nous voudrions encore pouvoir croire en toi. En Vous. Ne nous contrains pas à délaisser cette majuscule puis à mettre notre passion, pour Vous, entre virgules. Nous essayons simplement de te tendre la main. A toi de modifier ton destin. Tu es cette fois allé trop loin...nous voudrions encore te dire « reviens »...

Cléobriana

# Posté le dimanche 15 janvier 2006 12:13

Modifié le vendredi 22 juin 2007 15:06

°' Clékothy (CléoBriana, Molkocaine, Nathy) '°

°' Clékothy (CléoBriana, Molkocaine, Nathy) '°
Encore une nuit. Deux heures et demies. Allongée sur le lit, dans les couvertures à moitié blottie, je lis et j'écris comme tous les soirs, comme pour me dire qu'il faut malgré tout continuer d'y croire. Je lis, tantôt les lignes de Molkocaine tantôt celles de Nathy et puis un peu égoïstement les miennes aussi. Elle, Elle et Elle, les trois petites écorchées qui écrivent encore et toujours pour s'exprimer. Ne pas accepter que la moindre idée ne puisse nous échapper. L'encre est un peu la continuité du sang glacé que nous faisons couler sur papier.

Un jour j'ai par hasard découvert Placebo. Quelques jours après il y a eu vos mots. Et tout d'un coup l'intuition qui me disait « Non il n'est pas possible que tu sois la seule à être en proie à ces maux » s'est concrétisée. Ce soir je lis pour la énième fois l'intégralité de vos écrits, me dis que c'est assez étrange de se sentir à ce point compris par des êtres qui ne se sont jamais rencontrés et vous envoie cet humble « merci ». Inconnues réellement mais écrivaines de c½ur et de sang virtuellement.

Automatiquement, machinalement, inconsciemment, j'ai la tête qui se tourne, le regard qui se pose sur l'un des murs qui m'entourent. Ce mur, LE mur destination de la majorité de mes regards à chaque journée.
Mes yeux croisent les leurs. Ils regardent et comprennent mon malheureux bonheur. Je pleure. Parce qu'ils sont si beaux les Placebo sur ces photos et parce que les mots que Molk's et Nathy leur ont attribués transpirent tellement la vérité. Leur vérité, notre amitié. Et oui, nous on a juste envie de dire au monde entier « Laissez-nous en paix et ne nous reprochez pas de simplement les aimer. »


CléoBriana

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 08:19

Modifié le mardi 24 janvier 2006 13:09

"Dialogue avec un reflet" (personal diagnosis)

"Dialogue avec un reflet" (personal diagnosis)
« Je joue avec les idées préconçues et je m'insulte moi-même. Avant que les autres ne le fassent »
Brian Molko



-Arrête de me regarder ; t'es qu'un amas de vanité. Je ne te montre que la vérité.

-Peine perdue d'avance je sais mais je voudrais tant pouvoir trouver une infime particule de beauté de l'autre côté, ton côté...

-Pourquoi t'écris toujours sur toi comme ça ?

-Sais pas. Et puis t'es qui pour me parler comme ça ?

-A toi de voir, toi seule le sais. Peut être qu'un jour enfin tu comprendras.
Et tu sais, tes petits problèmes perso n'intéressent personne !


-M'en fous ; au moins ça défoule !

-Grandis un peu. Il est temps maintenant.

-J'aime pas le temps.

-T'aimes pas grand chose !

-Par contre toi tu t'aimes beaucoup je trouve ! Miss-je-sais-tout a sûrement une idée pour m'aider ; à moins que sa fierté ne l'empêche de me réconforter...

-Tu vois bien, jamais tu ne pourras te passer de moi. De toute façon je serai toujours là à te suivre malgré toi, où que tu ailles, quoi que tu fasses. Tu ne pourras jamais m'ignorer; à la rigueur peut-être juste m'éviter.

-Alors dis-moi pourquoi j'ai le syndrome Peter Pan là-dedans ?

-Parce que tu n'es rien d'autre qu'une grande enfant qui se défend. Et t'auras plus papa-maman pour assumer tout ce que tu fais dans quelques temps.

-Je la veux depuis si longtemps cette liberté que désormais elle ne fait que m'effrayer.

-T'as pas le choix : les dix-huit ans se présentent devant toi. A toi de te trouver tes propres aides.


-"I know but I'm scared..."


Cléobriana

# Posté le samedi 28 janvier 2006 05:57

Blogeuse, menteuse, honteuse

Blogeuse, menteuse, honteuse
Page qui s'ouvre involontairement sur le petit écran. « Tu as un blog ? » demande maman. « Non, non... » murmuré les dents serrées et le c½ur torturé par ce sentiment impossible de culpabilité que je n'arrive toujours pas à dompter. Car pour moi, mentir c'est trahir, souffrir et faire souffrir. D'habitude je feinte et utilise cette technique bien rôdée, car depuis des années pratiquée, pour m'éloigner du sujet abordé sans pour autant avouer ou tromper la confiance de ces êtres qui me sont si chers. Pourtant il y a des fois comme celle-là où je n'ai pas le choix. Alternatives en dérive.

Pardonne-moi si je ne te l'ai pas dit mais c'était un peu pour ton bien et, qui sait, peut-être aussi pour le mien. Tu es tellement innocente face aux nouvelles technologies mais pas le moins ignorante ; si effrayée par tout ce qui t'a été raconté à ce sujet « Sur Internet, tu ne sais jamais ce qui peut arriver, quels genres de personnes tu peux croiser. »
Pour cela que je ne te l'ai pas dit que je publie mes écrits. Sache en tous cas que j'ai beaucoup hésité avant de les dévoiler. Pardonne-moi de n'avoir pu ou su croire en toi mais si je l'ai fait, c'était en quelque sorte pour te protéger. Et puis certainement que j'avais trop peur de savoir comment tu réagirais. Je voulais garder cette étrange intimité pourtant dévoilée au monde entier. J'étais tellement fière d'avoir construit « toute seule comme une grande » ce petit espace cybernétique sans l'aide de personne. Oui je te l'ai caché ce petit bout de ma profonde vérité et, même sans rien regretter, j'en suis presque honteusement désolée. Maman, pour cela pardonne-moi.

Un dernier mot : merci à toi de m'avoir toujours encouragée à rédiger.

---cléobriana---

# Posté le mercredi 01 février 2006 10:55

°_Bleeding belly_°

°_Bleeding belly_°
Chaque mois pour elle le même rituel, ritournelle. Alors la salle de bain devient une sorte de maison-prison. Son c½ur s'accélère, son corps entier se met à trembler dans sa souffrance amère, la chaleur au dedans qui augmente irrémédiablement, insupportablement. Elle vit ses lames qui s'enfoncent dans son ventre ; elles y plongent, elles le rongent. Elle perd son sang comme elle perd ses larmes, sans le vouloir vraiment. Mal au c½ur et quelques pleurs en pensant à ce paradoxe de la vie que de souffrir pour pouvoir la donner plus tard. Les joues en feu et le c½ur au bord des yeux, dans son corps il pleut.

Deux cachets roses fluorés, une gélule bicolore et voilà qu'elle se sent vraiment dépendante de quelques grammes de médecine concentrée qui pendant quelques instants vont déployer leurs effets. A l'intérieur le Mal semble toujours mener le bal. Le monde autour se met à virevolter, tourner, lui échapper. Elle n'a alors d'autre choix que celui de s'obliger à se coucher. Lentement son corps se vide et c'est jusque dans son âme que s'immisce le liquide. Fatigue. Mais quand ses yeux veulent se fermer, ce sont des billes lacrymales qui l'obligent à rester dans la réalité de la journée. Un gant humecté et son odeur de rose sucrée semblent quelque peu calmer son front trempé. Ses mains se crispent, sa mâchoire se ferme, son regard brûle et c'est la douleur qui pullule comme une bête affamée. Elle, elle voudrait tant juste un moment l'oublier...mais elle est bien obligée de l'accepter et d'attendre le temps passer. Elle n'a pas le choix alors elle se persuade que c'est encore un coup du sort. Devant lui, elle se bat pour que son corps s'incline devant son âme. Et pourtant, qu'est ce qu'elle peut être fière d'être une femme...

CléoBriana

# Posté le samedi 11 février 2006 10:27

Modifié le samedi 11 février 2006 16:18